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Cette curiosité naturelle forme un couple indissociable avec la rivière « La Douce ». Entre Essert et Bavilliers dans un frais vallon, au milieu d’un bosquet de charmilles que domine majestueusement un chêne au tronc élancé, on découvre une sorte d’entonnoir où la Douce disparaît en murmurant.

Ce lieu bucolique constituait naguère un endroit charmant et propice à la rêverie. A ce titre, il se devait de posséder sa légende.

« Jadis, au sud d’Essert vivait une châtelaine. La jeune femme orgueilleuse, était d’une si merveilleuse beauté que les seigneurs du voisinage s’en montraient tous amoureux. Elle promit son cœur au vainqueur d’un duel entre deux amis d’enfance, le sire de Banvillars et le sire de Bavilliers. Ce dernier en sortit vainqueur ».

« Il emmena la dame ornée de ses plus beaux atours dans un superbe carrosse tiré par des chevaux fougueux. A peine les amants eurent-ils quitté Essert, que le ciel devint noir comme de l’encre et fut zébré de terribles éclairs. Un violent orage s’abattit sur le vallon. Lorsque le brillant équipage parvint aux abords de la petite rivière, le sol s’ouvrit brusquement et les chevaux, le carrosse et ses occupants disparurent à jamais dans les entrailles de la terre. En souvenir de ce tragique évènement, l’entonnoir où se perd la Douce a conservé le nom de «Trou la Dame »

A environ cent cinquante mètres en contrebas, la Douce ressurgit, fraîche et joyeuse et poursuit sa route vers la Méditerranée en empruntant tour à tour les lits de la Savoureuse, de l’Allan, du Doubs puis de la Saône et enfin du Rhône.

Le phénomène de perte et de résurgence tient à la nature calcaire (karst) du sous-sol.